Infos Gynécologie
Les pillules pour la contraception d'urgence : revue des publications récentes
Cette très bonne synthèse passe en revue les publications faites depuis 2003. Différents aspects de la contraception d'urgence sont mis en valeur : comportement des patientes, efficacité, effets secondaires, comportements sexuels, vente libre en pharmacie. Une comparaison est faite entre les différents pays selon le statut de la contraception d'urgence.
Source : Conard LA, Gold MA. Department of Pediatrics, West Virginia University School of Medicine, Morgantown, West Virginia 26506, USA. - Curr Opin Obstet Gynecol. 2004
Risque familial d'incontinence urinaire chez les femmes
Une étude faite en Norvège sur 6021 mères, 7629 filles et 2104 soeurs ainées et 2426 soeurs cadettes a montré une probabilité plus grande pour les femmes de développer une incontinence urinaire quand leur mère ou leurs soeurs ainées étaient incontinentes.
Hannestad YS, Lie RT, Rortveit G, Hunskaar S. Hannestad YS, Lie RT, Rortveit G, Hunskaar S. Hannestad YS, Lie RT, Rortveit G, Hunskaar S.BMJ. 2004 Oct 16;329(7471):889-91
Evaluation des consultations pour motifs vaginaux
Les consultations pour douleurs vaginales sont l'une des raisons les plus fréquentes des consultations gynécologiques. Traditionnellement, les raisons majeures en sont la candidose, la vaginose bactérienne et la trichomoniase.
Les auteurs ont voulu étudier l'efficacité du diagnostic fait au cabinet du praticien. Son diagnostic repose sur les symptômes, l'examen clinique, le pH et quelques tests simples tels que l'odeur.
Les auteurs ont fait une sélection sévère de tous les articles cités dans Medline entre 1966 et 2003. Ils ont élaborés une méthodologie pour évaluer statistiquement les données. Ils concluent en disant que les douleurs vaginales peuvent être facilement diagnostiquées en présence de symptômes typiques et confirmation microscopique. Cependant, dans la majorité des cas, l'absence de netteté des signes cliniques et la faiblesse des tests fait au cabinet médical rendent très problématique l'identification de la cause de l'affection.
Un système optique de détection du cancer du col plus une colposcopie pourrait permettre une reconnaissance plus précoce du cancer du col.
Au congrès annuel de la Society of Gynecologic Oncologist,, Michael Gold de la Oklahoma School of Medicine, à l'Université d'Oklahoma a présenté les résultats d'un nouveau mode de dépistage du cancer du col .Il combine la colposcopie classique avec un mode de dépistage optique. Pour lui, ce système améliorerait de 26% le pourcentage de dépistage. Ceci résulte d'une étude multicentrique sur 13 sites, 2186 femmes,, l'évaluation étant faite par 51 colposcopistes ;
Le dispositif, non commercialisé encore, pourrait, pour les auteurs, ouvrir une nouvelle ère dans le dépistage du cancer du col ;
Source : Gold M., University of Oklahoma. February 2004, Annual Meeting of the Societyy of gynaecologic oncologists.
Le traitement des symptômes du cancer de l'ovaire limité par suite de la mauvaise communication entre médecins et malades
C'est ce qu'a montré une communication faite au congrès annuel de la Society of Gynecologic Ontologists. Elle rapporte une étude faite par 4 centres anti-cancéreux universitaires américains, tous membres de la National Ovarian Cancer Coalition. L'étude a considéré la fréquence des symptômes et l'étendue de leur description par les patients lors de leur communication avec leur médecins.
719 femmes avec un cancer de l'ovaire stade III ou IV, de 5, 5 ans d'âge moyen ont répondu à l'enquête.
L'étude a montré que si la majorité des femmes espérait obtenir une aide et la sédation de leurs douleurs grâce à leur médecin, 60% des patientes seulement employant une " stratégie active " quant à leur traitement, leurs douleurs et leurs troubles. Les symptômes ont en moyenne été moins bien traités chez 40 % des patientes.
Les participantes rapportent qu'en général leurs médecins leur donnent des recommandations plus spécifiques pour leurs douleurs abdominales. Pour tous les autres symptômes, les auteurs pensent que les médecins devraient poser des questions plus directes et plus précises, ceci pour le plus grand bénéfice de leurs patientes.
Donovan H.S February 2004, Annual Meeting of the Society of Gynecologic Oncologists.
Traitement hormonal de la ménopause et risque de cancer du sein
De nombreuses études se sont penchées sur le traitement hormonal substitutif et le risque de cancer du sein.
Les auteurs (Institut Gustave-Roussy, Villejuif, France) ont fait une synthèse des résultats d'après une méta-analyse publiée en 1997 et d'après 15 études publiées depuis ainsi que d'un essai randomisé récent.. Les preuves accumulées montrent un risque plus élevé de cancer du sein chez les femmes utilisatrices du traitement hormonal substitutif (THS) comparées aux femmes non soumises au THS. .
Le risque augmente avec la durée du traitement et disparaît quelques années après l'arrêt du traitement. De plus, des études récentes ont montré que ce risque pourrait être plus élevé quand des progestatifs sont ajoutés aux oestrogènes, comparé à l'usage des oestrogènes seuls/..
Ceci pourrait être important sur le plan de la santé publique, car la combinaison oestrogènes + progestatifs est le traitement standard, couramment appliqué en France pour toutes les femmes ayant un utérus intact. .
Les effets du traitement utilisé en France ne rentrent pas au nombre de ceux qui ont été largement étudiés jusqu'à présent ; ils devraient être évalués " dans l'idéal par un essai randomisé ".
Fournier A. and coll. Inst.G.Riussy, Villejuif, France. Bull.Cancer, 2003, 90 , 924-926
Une addition de phytooestrogènes pour le traitement des bouffées de chaleur : l'étude sur l'extrait d'isoflavone du trèfle : un essai contrôlé randomisé.
Des suppléments alimentaires contenant des isoflavones sont largement utilisés pour traiter les bouffées de chaleur en remplacement du traitement hormonal, mai il y a peu e données sur leur efficacité. .
L'objectif de cette étude est donc de comparer l'efficacité et la sécurité de deux suppléments alimentaires dérivés du trèfle incarnat avec un placebo chez des femmes avec une symptomatologie ménopausique. .
Un essai randomisé, en double aveugle contrôlé par placebo, a été réalisé avec des femmes de 45 à 60 ans, présentant au moins 35 bouffées de chaleur par semaine. Les 246 participantes ont été réparties en trois groupes. ; Promenensil (82 mg d'isoflavone totale par jour), Rimostil '(57 mg par jour) ou un placebo), ceci pendant 12 semaines. .
On a observé dans les trois groupes la même diminution de la fréquence des bouffées de chaleur ; cette dernière étant un peu plus rapide avec le promenensil. .
Ces suppléments alimentaires ne semblent donc pas avoir un effet clinique important sur les bouffées de chaleur ou toute autre symptomatologie de la ménopause
Tice J.A. and coll. J.Am.Med.Assoc., 2003, 280, 207-214
Prévention de la perte osseuse à la ménopause : resultants à 6 ans de la Early Postmenopausal Intervention Cohort Study.
Comparaison d'un traitement continu par alendronate pendant 6 ans et d'un placebo dans le cadre de la Early Postmenopausal Intervention Cohort Study.
585 femmes en bonne santé et récemment ménopausées ont reçu de façon continue pendant 6 ans soit de l'alendronate (2,5 ou 5 mg/jour) soit un placebo. Il a été mesurée au départ, puis tous les ans la densité osseuse au niveau des vertèbres lombaires, de la hanche et de l'avant bras et la masse osseuse totale. On a aussi mesuré les marqueurs du métabolisme osseux ainsi que les effets secondaires et les fractures.
Les femmes sous placebo ont vu leur densité osseuse décroître progressivement dans toutes les localisations ; les femmes sous alendronate en ont eu un bénéfice qui s'est maintenu pendant les 6 ans. Une plus forte diminution des marqueurs du métabolisme osseux a été notée dans le groupe sous alendronate et ceci pendant les 6 ans. Les effets secondaires ont été les mêmes dans les 2 groupes.
Un traitement quotidien par alendronate est donc efficace et représente une stratégie prometteuse pour la prévention de l'ostéoporose post-ménopausique.(texte intégral disponible gratuitement à http://jcem.endojournals.org/cgi/content/full/89/10/4879 )
McClung MR, Wasnich RD, Hosking DJ, Christiansen C, Ravn P, Wu M, Mantz AM, Yates J, Ross PD, Santora AC 2nd; Early Postmenopausal Intervention Cohort Study. J Clin Endocrinol Metab. 2004 Oct;89(10):4879-85. http://jcem.endojournals.org/cgi/content/full/89/10/4879